Catégorie : Business

11 Oct 2017

Vos passions disent tout de vous. Dévoilez vos talents cachés !

« Et toi, tu as fait quoi ce weekend ? »

Et si derrière cette question en apparence anodine se cachait les clés de notre motivation au travail ! D’où vient-elle notre vraie motivation, celle qui nous met en mouvement et nous stimule durablement ? Qu’est-ce qui nous donne fondamentalement envie de nous lever le matin ?

Tout part d’un élan, d’une envie, de ce qu’on appelle nos motivations profondes, intrinsèques, qui déterminent notre tempérament. Et notre tempérament n’est pas sensible aux sirènes extérieures de l’image sociale ou de la reconnaissance externe, il est tout intérieur. Il repose sur ce qui nous fait avancer sans effort, sans contrainte, dans le plaisir, la facilité, la fluidité, la joie de faire et d’être… sans notion de temps ni de résultats… Vous avez certainement déjà ressenti ces moments en suspens où vous vous sentiez très à l’aise dans une activité qui vous plaisait, très productif sans vous en rendre compte et insensibles aux heures qui passent. Vous étiez pleinement dans votre élément !

Combien de salariés perdent chaque jour de leur responsabilité ou de leur pouvoir de décision dans leur fonction et se transforment progressivement, insidieusement, en exécutants démotivés, ternes et moroses…

Décalons notre regard ! Paradoxalement, et si nous prenions le temps d’écouter nos collègues et nos collaborateurs parler de leurs passions et de leurs hobbies pour les aider à retrouver leur motivation. Intéressons-nous aux pépites que sont leurs talents cachés !

…Alors que ce comptable organise et coordonne tous les weekends des tournois de rugby seniors, pourquoi ne pas lui confier le planning ou la soirée annuelle, alors que cet opérateur informatique se révèle être un excellent comédien improvisateur dans ses loisirs, pourquoi ne pas lui proposer de passer aux ventes, alors qu’une secrétaire juridique organise avec succès des cousinades géantes pour sa famille, lui confier l’événementiel de votre structure.

Jouer d’un instrument, se dévouer à une cause, jouer dans un club, se passionner pour la cuisine, le bricolage, l’aviation ou le jardinage… Vos passions disent tout de vous ! et sont le cœur de votre motivation profonde. Pour aider chacun à trouver sa juste place dans l’entreprise, pourquoi ne pas chercher à mieux connaître l’autre, à s’intéresser à sa différence, et permettre, autant que possible, qu’il puisse utiliser les compétentes cachées de ses passions dans son métier. Les qualités dont vous faîtes preuve dans vos hobbies sont vos meilleurs atouts. Savez-vous vous-même les identifier ?

Alors, une simple question : « Qu’est-ce que vous adorez faire dans vos loisirs et pourquoi ? » A vous de le partager au travail pour pouvoir trouver dans votre métier les passerelles possibles !

Pour ceux qui ont fait de leur passion un métier, bingo, ils sont dans leur vérité.

Pour les autres, l’idée est d’identifier les liens et connexions avec ses propres centres d’intérêt, ses loisirs, ses passe-temps, d’en trouver la transposition optimale dans son job pour nourrir sa motivation sur le long terme.

Finalement, le « et toi ta soirée ? et toi ton weekend ? » à la machine à café… peut révéler des pépites !

Notre cœur bat 100 000 fois par jour … et vous, qu’est-ce qui fait battre le vôtre ?

31 Août 2017

Le culot ça paie !

Retrouvez mes conseils et mon approche dans le n° de rentrée de Management (255), p60 à 65, sur le culot, l’audace et l’art d’oser sa différence.

Mais attention, entre « culotté » et « déplacé », la frontière est ténue !

Lisez plutôt !

https:/www.relay.com/partage-social-862bfc60-a1ca-415a-8b0c-8330f06ce3b2.html

et …les stratégies gagnantes

Up2U Now! Activez toutes vos intelligences… relationnelle, émotionnelle, tactique, politique, de situation, d’intuition, d’improvisation, de rebond, d’action…

A vous de jouer ! en conscience, avec détermination, tact et subtilité et vous ferez la différence.

Vous voulez passer à l’action ? Rencontrons-nous !

02 Juil 2017

Les témoignages inspirants !

Retrouvez les conseils et astuces de nos dirigeants :

Stéphanie COMTE– Responsable RH Qualipac – Groupe POCHET

« Une Expérience « candidat » qui sort du lot et fait la différence ! »

Patrick HUON, ex DRH Véolia Transport, SNCM et CMA CGM

« Le Talent, c’est savoir transformer le hasard en Opportunité ! »

Leurs témoignages ICI

21 Juin 2017

Les clés pour devenir un «aimant chance» !

La clé : Soyez une entreprise vivante, vous -même !

C’est là toute la signature de Strateum, qui questionne et challenge ses candidats comme une entreprise vivante autour de la vision qu’ils ont d’eux-mêmes, vision à développer avec clarté, persévérance, rigueur et entrain.

En considérant qu’il faut prendre en compte la personne dans son intégralité pour en révéler sa pleine puissance et ses pleins talents, Strateum est un cabinet avant-gardiste et ce qui en fait l’ADN, c’est cet attachement à proposer une démarche globale en étant un véritable partenaire du succès durable de ses candidats et clients.

De la qualité d’accueil des candidats, tout en gentillesse et écoute active, au suivi des intégrations de ses recrutements sur plusieurs années, Strateum aide à faire tomber les masques et crée une réelle alliance de rebond et de repositionnement durable.

Par un travail de mise à plat des réalisations, il est mis à jour une expertise et un fil conducteur extrêmement cohérent avec l’épanouissement de la personne.

La clé : Adopter une posture d’entrepreneur de SA VIE ! 

Vous êtes une entreprise vivante, vous -même ! Vous en êtes le PDG, à vous de la faire prospérer !

Pour avoir plus d’impact et de sens, considérez toutes vos actions sous l’angle de l’entreprise que vous êtes :

– Mon entreprise se doit d’être attractive, belle à l’extérieure mais aussi à l’intérieur – un check up santé est donc suggéré pour faire le point sur les activités, la nutrition, le sommeil, le sport, les loisirs, l’équilibre de vie en général

Une belle société est porteuse de valeurs et doit savoir se mettre en lumière !

Porter une attention particulière à soi par l’introspection, mieux se connaître pour mieux postuler et performer – des tests/questionnaires de personnalité et de profil managérial peuvent être réalisés – clarifier ses valeurs, ses forces, ses qualités pour mieux rebondir.

Les valeurs et qualités qui font la différence aujourd’hui, selon Strateum ?

  • l’Audace tient une place de choix avec ce côté anglo-saxon qui incite à dépasser les limites et à lever les freins. Tout devient possible à qui sait activer son mental de gagnant : « Oser ! Tenter ! Réaliser ! Se relever ! Avancer !  Sortir du pantouflage et du connu…
  • L’Humour qui permet de dédramatiser les situations de deuil et de transition en cultivant une autodérision constructive avec la conscience des étapes à venir.
  • Le plaisir de partager, de s’enrichir de l’autre est aussi essentiel, ce qui n’exclut pas la culture de résultats, mais dans une posture ouverte, positive, lucide et proactive.
  • Le sens de l’effort et l’endurance : savoir se remettre en cause pour mieux avancer et tirer les fruits de ses revers.
  • La discipline et la mise en place de routines personnelles qui permettent les stratégies gagnantes.
  • La politesse et la gentillesse qui font du quotient émotionnel un levier essentiel de réussite.

 

Penser :

– Mon entreprise est vivante, elle évolue, elle se réinvente en permanence, elle n’est pas figée. Comme elle, je suis vivant : mes expériences, mon parcours, mon offre de service évoluent et je dois en être parfaitement conscient et à même de les valoriser ! 

– J’ai un fonds de commerce vivant – j’ajuste mes compétences-passerelles, je sélectionne et j’entretiens dans la durée mes relations avec mon réseau, avec les cabinets de recrutement qui me correspondent ; je suis flexible et agile. Je colle au changement et suis au fait des transformations business, digitales et numériques, et me forme en permanence.

– Mon territoire de jeu est porteur et vivantje choisis mes marchés, mes réseaux, mes interlocuteurs et je privilégie les environnements porteurs, soutenants et vivants. Je coopère et je fais vivre ces réseaux en réciprocité. Adepte du « plus je donne, plus je reçois ».

– Ainsi, en étant proactif en amont, je ne subis plus, je suis acteur de ma vie, je deviens force de proposition, je reprends ma responsabilité, sans peur ni regret j’assume mes choix !

L’astuce inspirante de Strateum :

« Je markette avec soin ma belle société, qui n’est autre que moi ! Tout ce travail intérieur fait en amont me rend « désirable » à l’extérieur et je deviens un aimant à chance ! » cqfd 😊

21 Juin 2017

Sans Résilience, pas de performance !

Vous êtes hyper sollicité, connecté et réactif pour travailler n’importe quand et n’importe où ? La Résilience est l’objectif !

Mais vous pouvez aussi décider de ne rien faire tant que vous tenez la distance et aller droit au burnout …

Jusque-là considérée comme un « sujet intéressant », la Résilience en Environnement Professionnel devient une véritable préoccupation. En effet, on a beaucoup parlé de la Résilience avec Boris Cyrulnik, et on a longtemps cru que le sujet ne valait qu’en environnement privé. Mais que se passe-t-il lorsque on n’est plus capable de faire face aux situations stressantes et de rebondir ?

Dans toutes les stratégies et systèmes de pilotage de la performance des entreprises, on voit fleurir depuis plus de 10 ans des objectifs stratégiques « équilibre vie privée / vie professionnelle », en comprenant que l’humain a besoin des 2, mais sans savoir clairement le bénéfice pour l’organisation de laisser la place à cet équilibre, donc, dans la plupart des cas, sans réelles mesures d’application.

Parallèlement, on a remarqué que certaines personnes étaient plus performantes, et on s’est mis à les étudier. On en est arrivé à la conclusion qu’ils étaient « résilients ». Et on a enfin étudié leurs fonctionnements. Activer la Résilience en Environnement Professionnel passe par des stratégies personnelles. Le lien entre la stratégie de l’entreprise et celle de l’individu dans son environnement naturel est établi.

Actuellement, selon les Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies, 25% des actifs voient leur job comme le premier « stresseur » de leur vie. L’OMS décrit le stress comme « l’épidémie globale de santé du 21ème siècle ».

Nous sommes nombreux à travailler dans des environnements exigeants, toujours sur la brèche, toujours connectés, où le stress et les risques de burn-out sont omniprésents. Et comme le rythme et l’intensité du business actuel ne sont pas près de changer, il est plus important que jamais de développer notre capacité à être résilient pour se frayer un chemin à travers notre vie professionnelle.

La Résilience est un atout indispensable, et bonne nouvelle, elle s’apprend ! Ne baissons pas les bras, on a aussi constaté que les individus les plus résilients ne sont pas ceux qui ne se trompent jamais mais ceux qui échouent, apprennent et grandissent de leurs échecs. Alors être mis en danger, parfois sévèrement, vient activer la nécessité d’avoir la Résilience dans notre champ de compétences afin d’être en mesure de tirer les leçons des événements traumatisants de nos vies professionnelles.

Plus de 50 ans de recherches sur le sujet mènent aussi au fait que la résilience est construite par nos attitudes, nos comportements et notre environnement social, et peut donc être adoptée et cultivée par tous. Les facteurs qui mènent à la résilience incluent l’optimisme, la capacité à rester équilibré et à gérer des émotions fortes et difficiles, un certain instinct de préservation et un environnement social fort. Bonne nouvelle, donc : parce que la résilience est associée à un ensemble de comportements et de compétences, elle s’apprend.

Mais au fait, qu’est-ce que c’est, la Résilience ? Kathryn McEwen, spécialiste du sujet et créatrice du test (validé) « Résilience en Environnement Professionnel » (REP-7), la définit comme La capacité d’un individu à gérer le stress quotidien dans l’environnement professionnel tout en restant sain de corps et d’esprit, à rebondir après un revers inattendu et en tirer les leçons, et se préparer à faire face aux défis et challenges à venir de manière pro active.

Apprendre à devenir résilient dans notre monde moderne ne tombe cependant pas du ciel. Il est important d’identifier et comprendre les facteurs qui nous font nous sentir stressés et submergés. Notre culture professionnelle moderne est le reflet direct de l’augmentation de la complexité et de l’exigence à laquelle le business doit faire face globalement. On a observé que la perturbation du paysage concurrentiel par la technologie et les modèles économiques radicalement différents menaient à une augmentation croissante du périmètre, de l’ampleur et de la vitesse du business*. Le résultat donne des modes de fonctionnement frénétiques.

Être hyper connecté et réactif pour travailler n’importe quand, n’importe où, peut-être extrêmement difficile. Dans une étude menée par Deloitte en 2014 (étude : Human Capital Trends), 57% des interrogés ont déclaré que leurs entreprises étaient « faibles » lorsqu’il s’agissait d’aider leurs leaders à gérer des calendriers compliqués, ou leurs collaborateurs à gérer le flux d’information, et qu’il était urgent de s’occuper de ces problématiques. Les niveaux de stress enregistrés devraient nous inquiéter, surtout dans la mesure où il existe une forte corrélation entre stress négatif, bien être et productivité. **

Il est cependant important de noter que toutes les formes de stress ne sont pas égales et qu’il en existe même qui ont un effet positif sur notre bien-être et notre productivité. Le « bon stress », aussi connu comme « stress eudémonique », montre que certains types de stress peuvent améliorer notre santé, nous motiver et nous aider à atteindre des pics de performance. On peut se le représenter comme une distribution en forme de cloche (comme une courbe de Gauss) : au-delà du pic de performance, où le stress est moteur, s’il est maintenu dans la durée, on expérimentera ses effets néfastes, qui mèneront non seulement au burn-out mais aussi à des maladies chroniques.

Le stress menant à une pression malsaine et au désarroi est un réel sujet d’inquiétude dans la mesure où il a un impact direct et négatif sur le succès personnel et professionnel. L’étude GCC a montré, par exemple, qu’alors que 63% des employés extrêmement stressés ont rapporté avoir une productivité au-dessus de la moyenne, ce nombre atteint 87% parmi ceux qui ne se sentent pas stressés. Dans la même étude, 77% des employés extrêmement stressés ont aussi rapporté un niveau de fatigue au-dessus de la moyenne et des signes annonciateurs de burn-out pus durable. En fait, le burn-out est un indicateur de stress chronique.

Agréable, compatissant et positif rapporte plus …

Alors comment développer notre résilience et rester motivés face au stress négatif chronique et à des exigences, de la complexité et du changement en permanente augmentation ? Voici quelques clés, basées sur les dernières recherches en neurosciences et comportements :

Pratiquez la pleine conscience (mindfulness) : Si de plus en plus en professionnels se tournent vers cette pratique, c’est qu’il y de bonnes raisons. Des psychologues ont établi que la mindfulness améliore la faculté de jugement, la résolution de problèmes et la flexibilité cognitive, facilite la performance et diminue le stress, le tout en augmentant la résilience. On obtient ainsi une augmentation du bien-être et de facto des collaborateurs qui fonctionnent mieux, pour une meilleure performance de l’entreprise.

Compartimentez vos connaissances : On reçoit 11 millions de bits d’information par seconde. Toutes ne sont pas critiques, ni même utiles, et notre cerveau ne peut en traiter que 40 bits. Alors si on ne peut pas réduire la masse d’informations que l’on reçoit, on peut en revanche optimiser la manière dont on traite l’information. On peut délibérément décider de compartimenter nos tâches comme répondre à un mail, le traitement des affaires courantes ou une réflexion stratégique. Compartimenter s’avère utile lorsqu’on comprend qu’il est difficile de ne pas se laisser distraire au moment où l’on passe d’une activité à une autre, et que ces digressions font décroître notre productivité de 40%. Il peut être malin d’éviter les changements de contexte. Traduction, essayez de regrouper les tâches de même nature. Cela peut avoir l’air difficile à organiser, mais cela permet de créer les conditions optimales pour traiter l’information et prendre des décisions de qualités en même temps que l’on abaisse la charge informative.

Faites des pauses : Au cours de la journée, il est important d’être conscient des variations de notre énergie. L’attention, la clarté et l’énergie ont des cycles de 90/120 minutes, alors il peut être utile de faire des pauses, même de quelques minutes, pour se recharger et redémarrer. Il y a même un bénéfice à long terme à cette pratique, de conserver notre énergie et se préserver du burnout. Traduction, nous sommes comme des batteries rechargeables, si on tire dessus, ou si on oublie de les recharger, pendant trop longtemps, elles mettent énormément de temps à se remettre à fonctionner.

Développez votre agilité mentale : Il est possible, et sans trop d’effort, de développer notre agilité mentale afin de répondre plutôt que réagir. Il faut apprendre à « décentrer nos stresseurs ». « Décentrer » n’est pas « supprimer ou dénier » le fait que vous soyez stressé, c’est plutôt être capable de faire une pause, de prendre du recul, analyser la situation et d’essayer de trouver une solution d’un point de vue plus objectif. Le fait de prendre du recul et d’analyser la situation sous l’angle de l’analyse de nos émotions nous permet en effet de détourner notre attention de notre réseau réactionnel vers notre réseau d’observation, de faire baisser l’intensité émotionnelle et ainsi gérer efficacement le stress. Être mentalement agile et décentrer le stress quand il apparaît activent notre flexibilité, compétence indispensable à la gestion constructive du conflit comme à la résilience. Traduction, identifier et nommer nos émotions nous permet de ne pas les laisser nous submerger et nous faire exploser.

Cultivez la compassion : l’un des aspects les plus négligés des compétences nécessaires à la Résilience. À la fois pour soi-même et pour les autres. La compassion augmente le niveau des émotions positives, aide à créer des relations de travail positives et améliore la coopération et la collaboration, apporte du bonheur et du bien-être et fait baisser le stress***. La compassion et le business ne sont pas contradictoires, au contraire, et les succès d’une organisation reposent aujourd’hui beaucoup sur une culture organisationnelle de la compassion.

… et investir dans ces soft skills rapporte gros !

Enfin, il est maintenant possible de conclure qu’investir sur l’ensemble des compétences et comportements qui activent la Résilience promet un bon retour. Une étude de PwC de 2014 montre que chaque dollar investi dans des programmes sur la Résilience et la santé mentale sur le lieu de travail a rapporté 2.30 dollars sous forme de baisse des coûts de santé, augmentation de la productivité, baisse de l’absentéisme et du turn-over.

Alors oui, construire des organisations qui encouragent et favorisent la Résilience fait sens, dans le meilleur intérêt du business. 

Inspiré d’un article de Rich Fernandez pour Harvard Business Review –

Très librement traduit et adapté par Lætitia Slous – Nov 2016

 

Pour plus d’informations et pour créer un programme adapté à votre entreprise, à l’aide d’une démarche outillée et validée (REP-7), nous sommes à votre écoute, n’hésitez pas à nous contacter.

* Étude menée par IBM Institute for Business Value fin 2015, sur 5247 exécutifs de 21 industries dans 70 pays.
** Il ne fait plus aucun doute que stress et burnouts, liés au rythme et à l’intensité du travail, sont en augmentation globalement. Une étude menée sur 100.000 collaborateurs à travers l’Asie, l’Europe, l’Afrique l’Amérique du Nord et l’Amérique du Sud établit que dépression, stress et anxiété représentent 82,6% des cas de santé émotionnelle recensés en 2014 par les Programmes d’Assistance aux Employés. Ils représentaient 55,2% en 2012 …
De plus, une récente étude transverse (Global Corporate Challenge : 1,5 millions d’employés – 4500 entreprises – 185 pays – Période : 12 ans), donnait les résultats suivants :
– 75% des forces ressentent un niveau de stress entre modéré et haut
– 36% se sentent entre hautement et extrêmement stressés au travail
– 39% rapportent des niveaux de stress modérés sur le lieu de travail
*** recherches citées par the Greater Good Science Center at UC Berkeley
Effets démontrés par les programmes d’entraînement à la compassion comme celui de Stanford University’s Center for Compassion, Altruism and Research in Education (CCARE)

31 Mai 2017

Gentillesse, savoir-vivre & optimisme, le ticket gagnant !

Prenez une longueur d’avance grâce aux Soft skills ! les « must have »

Les soft skills sont des compétences et des qualités que nous développons, de manière plus ou moins consciente, tout au long de nos parcours individuels et collectifs. Elles nous permettent d’évoluer de façon efficace dans nos activités quotidiennes et dans nos relations interpersonnelles.

Aujourd’hui, les « soft skills », ces compétences humaines et aptitudes relationnelles souvent négligées, décriées ou méconnues sont désormais parmi les premiers critères des managers et recruteurs.

Désormais plébiscitées, elles sont des atouts qui font la différence au-delà des seules compétences techniques. On assiste à un retour en « grâce » de la politesse et du respect des règles élémentaires de savoir-être, de savoir-vivre, désormais « discriminants » lors d’évaluation ou de sélection.

Mais alors que les soft skills prennent de plus en plus d’importance dans le monde de l’entreprise, comment les Grandes écoles et les Universités s’adaptent-elles et enseignent-elles l’empathie, la bienveillance, l’enthousiasme, ou la gratitude ?

Alors que le système éducatif français accordait une importance historique aux « hard skills », donc à l’apprentissage technique, d’ordre académique, diplômant, il s’ouvre enfin au volet plus subjectif et qualitatif des comportements, des attitudes, des interactions, des réactions émotionnelles… Les soft skills entrent donc dans les enseignements pour, entre autres, favoriser l’employabilité.

Ce n’est pas uniquement ce qu’on dit qui compte mais bien comment on le dit ! tout est dans la posture !

Les mots aussi que j’emploie, et surtout ma capacité à me faire comprendre par une orthographe adaptée, s’avère déterminant. « Une bonne syntaxe, une bonne grammaire ou une bonne orthographe aident à bien comprendre les énoncés et les résoudre, et globalement à progresser dans l’ensemble des disciplines. » résume Yannick L’Horty, professeur des universités et coauteur de cette étude du CNRS intitulée : « Faut-il encourager les étudiants à améliorer leur orthographe ? ». Le projet Voltaire, service en ligne de formation à l’orthographe, ouvert à tous, a donc toute son importance

Au-delà des critères « traditionnels », les entreprises basent leur évaluation sur des jeux de rôle, des mises en situation concrètes, pour tester les compétences comportementales telles que le goût pour l’action, la notion de responsabilité, le travail en équipe, l’écoute, l’empathie, la motivation et les capacités pratiques dans toute sorte de situations (stress, délais courts, imprévus, perturbations…).

La manière dont je parle de ma motivation, dont j’incarne mon envie, mon désir de réussite a plus d’importance qu’un discours récité, théorique, désincarné donc déconnecté du réel.

Les derniers travaux du World Economic Forum publiés en 2017 sur les « compétences du futur », font mention de cette nécessité de développer la créativité, la pensée critique & constructive, le sens de la communication et de la collaboration, l’aisance relationnelle, l’autonomie, l’adaptabilité, la pédagogie, l’esprit d’équipe…

Mais reste à maîtriser les basiques : qu’est-ce qui fondamentalement aide à convaincre, à s’intégrer, à collaborer …. Revenons aux fondamentaux !

Dans un monde de concurrence acharnée, le savoir-vivre, le savoir-être, la gentillesse sont-ils des clés ? indéniablement !

Le manager du 3ème millénaire aura la bienveillance et le respect au cœur !

En effet, la bienveillance, trop souvent décriée, est un sérieux atout managérial, une forme de relation saine et positive qu’il fallait oser en entreprise, mais qui désormais fait des émules…

Un manager bienveillant est tourné vers l’autre, le respecte profondément, fait en sorte qu’il/elle se porte bien, se réjouit de son succès et se positionne en porteur de solutions. Voilà de séreux leviers d’engagement, de motivation et de cohésion, comme le démontre Philippe Rodet dans « le management bienveillant ».

Dans un contexte où la motivation en entreprise s’est effondrée, où le % de personnes dites « stressées » est passé de 40 à 61% en 10 ans, où la pression de la performance n’a jamais été aussi forte, le besoin de sens, d’autonomie, de respect, de considération, donc de bienveillance est d’autant plus prégnant.

Et plus les objectifs sont ambitieux à relever, plus le comportement est décisif. Le retour aux fondamentaux s’avère le secret de ceux qui performent et attire à eux les meilleures opportunités !

La gentillesse, la bienveillance, le savoir vivre, le respect, l’élégance, la ponctualité, la politesse, l’orthographe, les remerciements, la gratitude et par-dessus tout : optimisme & sourire éclatant ! voilà la recette du parfait « aimant à chance » !

20 Avr 2017

Etre ambitieux ne suffit pas, clarifier ses priorités est prioritaire ! La métaphore DES GROS CAILLOUX

« Un jour, un vieux professeur fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe de dirigeants de grandes entreprises. 

Debout, devant ce groupe « d’élites » (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons faire une expérience ». 

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un immense pot en verre de plus de 4 litres, qu’il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». Tous répondirent : « Oui ». Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ». 

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux….jusqu’au fond du pot. 

Le vieux prof leva de nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : « Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un deux répondit : « Probablement pas ! ». « Bien ! » répondit le vieux prof.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un sac de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier.

Encore une fois, il demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ». 

Cette fois, sans hésiter et en chœur, les brillants élèves répondirent : « Non ! ».

« Bien ! » répondit le vieux prof.

Et comme s’y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d’eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Le vieux prof leva les yeux vers son groupe et demanda : « Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? ». Pas fous, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire. »

« Non » répondit le vieux prof. « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : « Si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite ». Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ces propos.

Le vieux prof leur dit alors :

« Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?

Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Se relaxer ?  Prendre le temps ?  Ou…tout autre chose ?… » 

« Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir …sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable, l’eau), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie ? Alors, n’oubliez pas de vous poser à vous-même la question : « Quels sont mes GROS CAILLOUX ? Ensuite, mettez-les en premier dans votre vie ».

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire. »

********

Même si nous pensons avoir clarifié nos priorités, notre ambition, nos valeurs, nos incontournables… reconnaissons que nous pouvons nous surprendre à nous en éloigner, pris dans le tourbillon du quotidien… A nous de garder cette image des Gros Cailloux en tête :  

       Qu’est-ce qui est vraiment Essentiel pour moi ? pas seulement important.

       Qu’ai-je tendance à faire passer en second, à négliger ?

       Sur quels sujets ou projets (pro & perso) ai-je le cœur qui bat ?…

Pourquoi ne pas les placer ou les replacer comme priorités des priorités dans ma vie ? A bon entendeur !

 

17 Mar 2017

J’ai décidé de créer ma chance Et de multiplier mes chances !

« Vous en avez de la chance ! »

Voilà ce qu’on envie chez certains dont on ne comprend pas vraiment

comment ils ont réussi à l’attirer à eux…

Et si la chance était une compétence !!

Et si saisir sa chance était à la portée de tous.

Question d’intention, d’écoute et d’actions…

A bien y bien réfléchir, on ne nous a jamais appris ce qu’est la chance et comment la provoquer ! Pour vous, avoir de la chance, est-ce bénéficier d’un hasard de circonstances favorables ? Etre né(e) sous une bonne étoile ?  Avoir fait ce qu’il fallait, au bon moment, avec les bonnes personnes ? Tout cela en même temps ? Tombe-t-elle du ciel sans qu’on y puisse quelque chose?

et si on s’en remettait au bon sens : «100 % des gagnants ont tenté leur chance !». Il en va de même dans la vie : 100% des personnes qui agissent ont plus de chance de voir les choses bouger que ceux qui attendent passivement.

Comme le développe Francis Zentz dans son ouvrage, toute la question tourne autour de ses actions pour stimuler sa chance : J’ai de la Chance car je l’Aide”… “Comment est-ce que j’Aide la Chance pour en avoir plus !”

Mais alors comment provoquer et saisir sa chance ?

Imaginez que vous deviez vous en remettre uniquement à la chance pour réussir à atteindre vos objectifs, l’avenir serait grandement incertain…

La réussite d’un projet dépend essentiellement d’un savoir-faire et ne repose que de façon très limitée sur la chance pure… Nous pouvons, par nos comportements et nos actions, provoquer la chance plutôt que d’attendre qu’elle veuille bien sonner à notre porte.

“La chance, c’est quand la préparation rencontre l’opportunité”. Sénèque

Il s’agit donc de savoir utiliser les concours de circonstances à son avantage pour être sur la voie du succès ! Certains semblent avoir développé une capacité certaine à la reconnaître et à la saisir au bond, avant qu’elle ne s’envole. D’autres savent très bien la provoquer, mettre en place les conditions nécessaires à son expression. Et si vous décidiez, dès à présent, de faire partie des chanceux et de transformer votre vie professionnelle.

Quelques clés pour gagner votre pari d’attirer plus de chance dans votre vie :

Oser, oser, oser… faire différemment

La chance se provoque ! Il s’agit d’asseoir sa propre légitimité et d’affirmer sa capacité à se dire : « C’est pour moi, je le mérite !». Soyez conséquent et réfléchi mais pas trop ! Place à un peu plus d’audace ! Lancez-vous sans vous poser trop de questions existentielles. Vous ajusterez le tir ensuite et aurez au moins la satisfaction d’avoir Oser !

Faire évoluer son environnement et faire bouger les lignes. Dès que l’on agit, le paysage se modifie, des circonstances nouvelles et favorables apparaissent, les bonnes personnes se présentent au bon moment, et les choses évoluent « comme par hasard » ou « par chance» dans le sens qu’on attendait depuis longtemps….

Il arrive bien entendu que parfois cela n’avance pas exactement dans le sens que l’on souhaite, dans ce cas il y a lieu d’analyser si l’action était appropriée ou pas, et au lieu de répéter le même scénario, d’effectuer un changement de tactique… il conviendra alors d’agir différemment pour obtenir un résultat différent.

Avoir un but précis, un cap clair : cultiver l’intention positive

Définissez clairement vos objectifs. Vous serez ainsi plus à même de repérer les «ouvertures» qui correspondent à vos besoins. Cette attitude va, de fil en aiguille, servir vos intérêts et de nouvelles options inattendues pourraient même apparaître. Selon Richard Wiseman, les personnes chanceuses seraient dotées de traits de personnalité spécifiques, étant très précis et clairs sur leurs objectifs, et extrêmement déterminés et mobilisés sur leur réalisation. Philippe Gabilliet, évoque, quant à lui, la nécessité de se connecter à son désir fondamental et d’en visualiser très clairement, dans sa tête et dans ses ressentis la concrétisation… Se programmer en mode chance va peu à peu permettre de développer une véritable compétence, une sorte de « réflexe chance ». Tout est une question d’intentions positives, de « switch » mental et comportemental. A vous de jouer !

Etre un bon surfeur d’opportunités ! à l’affût, attentif & ouvert

Saisir sa chance demande aussi une bonne dose de curiosité et d’ouverture ; c’est voir le verre à moitié plein alors que vos collègues ou proches tentent de vous dissuader du potentiel… c’est déployer ses antennes, activer son intuition, vivre pleinement le moment présent pour être conscient de son plein potentiel. Anticiper un développement favorable, être réaliste Et optimiste.

La meilleure façon de se créer des opportunités, c’est d’en être une soi-même. En un mot, donnez ! Rendez service ! Soyez la personne qui met les autres en relation ! Il s’agit aussi d’être ouvert aux messages des autres, être le premier à les avoir perçus. « Avoir de la chance », c’est important dans une vie. Mais « être une chance » pour quelqu’un d’autre, S’employer à porter chance est encore plus gratifiant …

Savoir saisir les opportunités et activer la chance devient donc une compétence sociale vraiment différentiante.

Se mettre en mouvement et en connexion

Saisir sa chance consiste aussi à mettre en place les conditions favorables pour qu’elle survienne. Selon Philippe Gabilliet, Il est quasiment impossible d’avoir de la chance si l’on n’est pas soi-même une chance pour les autres …

Il convient d’Activer ou de réactiver son réseau de chance et c’est avec et par les autres que vous y parviendrez. Rencontrez un maximum de personnes, lancez-vous dans de nouvelles activités, multipliez les contacts, les nouvelles expériences… Soyez visible en rentrant dans des clubs, des associations, en animant des conférences. Jetez-vous à l’eau. Engagez la conversation avec le maximum de personnes. Remplissez votre carnet d’adresses et créer un réseau solide.

… sans oublier de parler autour de vous de vos projets, de vos envies. Vous verrez, les passerelles se feront d’elles-mêmes, si vous être convaincu et convaincant !

Etre proactif et persévérant, préparer son rebond

Sachez transformer une difficulté en atout ! Les hommes et femmes qui “ont de la chance” travaillent constamment sur eux et sur l’amélioration de leurs compétences. Ils sont curieux, ouverts à de nouvelles idées, au courant des dernières tendances. Ils écoutent, observent, lisent, testent plutôt que de penser qu’ils savent tout. Les “chanceux ”ne sont pas plus intelligents que les autres, mais ils essayent toujours d’optimiser leur potentiel et leur efficacité.

Ils évitent les distractions, adoptent une certaine hygiène de travail, et des rituels qui servent leur chance… Ils sont persévérants et se remettent en question, même en cas de déception, d’essai non concluant… Voilà les champions du mode « rebond » !

Croire en sa bonne étoile et en sa bonne fortune pour l’attirer à soi !

Si vous développez une image positive de vous-même, alors attendez-vous à ce que cela vous sourit en retour 😊 « Faites attention à ce que vous voulez, car vous l’aurez ! » proverbe chinois

En conclusion

Si vous êtes conscient que vous êtes 100% responsable de votre vie, si vous savez exactement où vous voulez aller, si vous savez un plan d’actions concret, si vous êtes ouvert aux opportunités et si vous mettez toute votre énergie à la réalisation de vos rêves, il y a de fortes chances pour que vous rencontriez la chance plus souvent.

Dans tous les cas, la clé, c’est l’intention positive & l’action. Alors vous aussi, n’attendez plus, même si ce n’est qu’un premier petit pas, agissez et provoquez votre chance !

07 Nov 2016

La question du salaire : comment bien y répondre en entretien ?

Aborder la question du salaire en entretien suscite bien souvent le malaise chez les postulants. Et pourtant, il s’agit là d’un des points clés pour séduire le recruteur. Les candidats ont du mal à cerner les vraies attentes des entreprises en négociation. Un candidat possédant une bonne capacité de négociation saura à la fois défendre ses intérêts et exploiter les avantages annexes offerts par l’entreprise.

Les prétentions salariales, une question délicate à aborder au bon moment

Il est évident que la question des prétentions salariales doit être abordée avec tact, mais pas seulement. Ce sujet doit également être évoqué au bon moment. Deux cas de figure peuvent se présenter.

La première possibilité, vous êtes face à un cabinet de recrutement pour les premières étapes de l’entretien. Dans la plupart des cas, les entreprises « clients » spécifient à l’avance leurs attentes en termes de salaires. Pour les cabinets, la question du salaire constitue donc un premier critère de choix pour filtrer les candidats. Seront admis pour les prochaines étapes les candidats dont les prétentions salariales cadrent avec les propositions de la société qui recrute.

Deuxième possibilité : l’entretien d’embauche est directement réalisé par l’entreprise. Dans la majorité des cas, le premier entretien vise principalement à connaître le candidat. C’est aussi l’occasion pour le postulant de cerner le poste. Les échanges durant le premier rendez-vous tournent essentiellement autour de la présentation de la société et du poste. Le candidat devra aussi répondre aux questions portant sur son parcours, ses expériences, sa personnalité et son savoir-faire. Pour le recruteur, l’objectif est de trouver le candidat idéal, en se basant sur ses réponses, ses réactions mais aussi sa capacité d’adaptation à la situation. Ainsi, l’erreur à éviter est d’aborder directement la question de la rémunération. Un bon candidat laissera au recruteur le soin d’aborder ce sujet.

Quel salaire annoncer ?

Préparer un entretien d’embauche permet d’anticiper les différentes questions classiques qui vous seront posées : votre motivation, vos parcours et cursus, vos expériences, mais également vos prétentions salariales. Les recruteurs apprécient particulièrement les candidats sûrs de leur valeur, sans être arrogant.

Annoncez la couleur et argumentez votre requête. Un candidat doit pouvoir justifier ses prétentions salariales surtout si le montant est élevé. Il en va de sa crédibilité. Les experts en ressources humaines conseillent souvent aux postulants de proposer un salaire brut annuel. Il est aussi préférable d’annoncer une fourchette plutôt qu’un salaire exact, afin d’ouvrir les négociations. Pour cette fourchette, le montant plancher devrait correspondre au salaire minimum pour lequel vous accepteriez le poste. Le montant plafond sera le salaire convoité.

Dans les cas où vous n’avez aucune référence pour déterminer votre salaire sur un poste donné, n’hésitez pas à consulter les grilles salariales pour votre corps de métier. Cela vous donnera une idée des prétentions salariales à annoncer au recruteur.

Parmi les postulants, certains ont l’avantage de pouvoir aspirer à un salaire important. Il s’agit des candidats de valeur avec des expériences conséquentes, comme les seniors. Ces derniers peuvent prétendre à 10 % de plus que leur précédent salaire. Sur ce point, jouez toujours la transparence et ne cachez pas votre précédent salaire à votre futur employeur. L’idéal est d’être le plus persuasif sur la valeur ajoutée que vous apporterez dans ce poste, votre demande sera ainsi plus audible.

Une fois la question abordée, pensez à négocier

Le recruteur a abordé la question du salaire et vous avez annoncé une fourchette. Les deux parties peuvent désormais négocier. Deux paramètres principaux entrent en jeu dans cette négociation : le marché de l’emploi et les valeurs du postulant. Le recruteur insistera sans doute sur vos faiblesses pour essayer de revoir vos prétentions à la baisse. A vous de trouver les bons arguments pour justifier vos prétentions.

Le scénario idéal serait que le recruteur vous propose un montant et vous acceptez de suite, car le salaire vous convient. Cependant, gardez à l’esprit que vous avez toujours la possibilité de négocier. Accordez-vous un temps de réflexion et faites part de votre décision au recruteur à la fin de l’entretien ou au prochain rendez-vous. Ne faites pas l’erreur d’accepter immédiatement, de peur que l’offre vous échappe.

Si parallèlement, vous postulez pour un autre emploi qui propose un meilleur salaire, parlez-en au recruteur. Si vous êtes un candidat de valeur, l’entreprise pourrait bien surenchérir pour vous avoir.

Dans le cas où le recruteur n’est pas en mesure de s’aligner sur vos prétentions salariales, évitez les discussions conflictuelles. Exposez vos arguments tout en restant courtois. Sachez que les entreprises ont un budget à respecter et ne peut pas toujours accéder à vos requêtes, même si vous avez un profil très recherché. Néanmoins, si vous êtes un jeune diplômé et que le poste vous intéresse vraiment, vous pouvez envisager de revoir à la baisse vos prétentions salariales. Acceptez la proposition du recruteur, faites vos preuves durant la période d’essai et reprenez les négociations à la fin de la période d’essai.

Quid du bonus et des avantages?

Pour bien négocier son salaire lors d’un entretien d’embauche, il faut aussi prendre en compte les bonus. En plus du salaire de base, d’autres éléments viennent s’ajouter à la rémunération : participation aux bénéfices, primes ou encore treizième mois. A cela s’ajoutent les avantages sociaux et éventuellement les différentes indemnités. Ces paramètres sont déterminants pour la négociation. Prenez en compte toutes les propositions de l’employeur : le télétravail qui vous épargne les soucis du transport, la mise à disposition d’une voiture de fonction, les possibilités d’évolution en interne qui se présentent comme de grandes opportunités de carrière, la qualité de vie au sein de l’entreprise, etc.

A vous de jouer !

01 Juil 2016

Recrutement des cadres : un regain d’optimisme

Les recrutements de cadres se confirment pour cette année 2016, avec une croissance de 5 points par rapport à l’année précédente, à la même période. Concrètement, 55 % des entreprises de plus de 100 salariés annoncent un plus gros volume de postes pour les cadres.

Recrutement des cadres : une progression pour 2016

Tous les 3 mois, l’Apec, (Association pour l’emploi des cadres), réalise une estimation du recrutement sur le marché de l’emploi. Leurs statistiques mettent en exergue la reprise progressive du recrutement des cadres. Pour cette année 2016, les chiffres sont en hausse : 55 % des entreprises du secteur privé prévoient d’embaucher. Il s’agit surtout des entreprises qui comptent plus de 100 salariés.

En 2015, le recrutement des cadres a déjà connu un rebond, qui se poursuit encore cette année. On note une constance par rapport aux entreprises qui ont recruté au moins un cadre durant le premier trimestre : 54 % en 2015, contre 55 % cette année. Les chiffres de l’Apec indiquent aussi que, cette année, 68 % des entreprises sont certaines d’embaucher pour ce second trimestre (en 2015, ce taux était de 70 %).

Le secteur informatique en bonne santé

Le secteur informatique affiche une nette croissance d’embauche. La quasi-totalité des entreprises (95 %) affirme vouloir embaucher prochainement. Toujours d’après les enquêtes menées par l’Apec, ce résultat s’explique tout simplement par la performance actuelle des activités informatiques. On note également une augmentation du nombre d’entreprises qui ont effectivement embauché. Concrètement, 6 entreprises sur dix ont recruté des cadres cette année. Ce qui correspond à une progression de 7 points par rapport à l’année 2015.

Si l’informatique affiche une hausse marquée, d’autres secteurs enregistrent une baisse du taux d’embauche, parmi lesquels le secteur du BTP et la branche médico-sociale. Ces deux secteurs dénoncent la détérioration de leur environnement économique.

Les études de l’Apec démontrent également que les cadres commerciaux sont les plus courtisés, surtout dans le domaine du commerce et du transport. Les 86 % des entreprises concernées par les études déclarent même préférer les cadres expérimentés (entre 5 à 10 ans d’expérience), lésant les jeunes diplômés et les cadres ayant plus de 20 ans d’expérience.